PMA, Infértilité, médecines douce, médecines altérnative,détente...
Le plus souvent, un fibrome utérin passe inaperçu, car il est sans symptômes. Mais parfois, il peut se manifester par des saignements utérins, en dehors ou pendant les règles, des douleurs, voire des difficultés pour concevoir (risque d'infertilité, fausse couche).
Si le fibrome s'accompagne de signes, il est habituel de recourir tout d'abord à un traitement à base d'hormones. Toutefois, ce dernier se révèle souvent décevant : il a une efficacité limitée (50 % au bout d'un an) et ne convient pas aux femmes ayant un désir d'enfant.
– Les progestatifs sont efficaces sur certains symptômes comme les saignements, mais sont sans effet sur le fibrome.
– Autre type d'hormones, les agonistes de la GnRH peuvent réduire la taille du fibrome et agir sur les symptômes. Cette solution est transitoire, car leur efficacité ne dure pas et leurs effets indésirables sur le long terme imposent de les arrêter.
Quand le traitement médical est inefficace contre les symptômes, en présence de plusieurs fibromes… le radiologue peut proposer de réaliser une technique relativement douce et souvent utilisée : l'embolisation.
Cette méthode consiste à injecter un produit dans les artères de l'utérus de façon à interrompre la vascularisation du fibrome, autrement dit le priver de son alimentation. Elle s'adresse aux femmes désirant conserver leur utérus, mais qui ne veulent plus d'enfants.
A noter qu'une nouvelle technique aux ultrasons est en cours d'évaluation, mais ses indications sont peu nombreuses.
2 Quand recourir à une intervention chirurgicale ?
Cette solution est envisagée après échec des traitements précédents. Il est possible de retirer seulement le fibrome (myomectomie), technique standard offrant une efficacité proche de 80 à 90 % sur les symptômes, ou de procéder à l'ablation de l'utérus (hystérectomie) qui donne un résultat voisin de 100 %.
Différentes techniques chirurgicales sont possibles selon la localisation, la taille du fibrome, sa localisation, l'âge de la patiente… et les habitudes du chirurgien.